Petites Électriques

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Petites Électriques

Les modèles électriques à vocation essentiellement urbaine doivent se montrer compacts et rester donc sous la barre «psychologique» des 4,30 m. Cette compacité les empêche certes d’accueillir des batteries volumineuses par manque de place, mais est-ce si grave? Car pouvoir faire 200-250 km en ville, c’est déjà largement suffisant. Bien sûr, ce rayon d’action réduit limite leur polyvalence et une excursion sur un grand axe, ou pire encore sur l’autoroute, sera rapidement sanctionné. Mais pour ça, il faut se tourner vers une autre offre, d’autres segments. Les 5 représentantes élues par notre rédaction sont toutes ou presque des dérivés de citadines existantes, lesquelles limitent d’ailleurs de plus en plus l’offre en moteurs thermiques (le Diesel y a souvent disparu), à part le petit SUV Opel Mokka-e dont la compacité le rend éligible dans cette catégorie. La Renault Zoé est un cas à part, pensée dès le départ comme une citadine 100% électrique. Il n’est donc pas étonnant qu’on la retrouve ici, en bonne place et qu’elle se taille un joli succès en termes de ventes…

Les nominés

1Honda e

Il ne faut pas se laisser abuser par le style «nostalgique» de la Honda e. Il s’agit d’une voiture électrique intelligente et tout ce qu’il y a de moderne. Il suffit de jeter un œil à l’intérieur pour s’en convaincre: le tableau de bord ressemble à un gigantesque écran. En réalité, il y en a six, dont trois pour les rétroviseurs, remplacés par des caméras sur la version haut de gamme. On est très agréablement installé à l’avant de cette Honda, mais à l’arrière, l’espace est compté. Et le coffre est tout petit: 171 litres! Longue de 3,89 m, la e ne peut pas faire de miracles, surtout que son moteur (136 ou 154 ch) est monté au-dessus de l’essieu arrière. Car oui, cette petite Japonaise est une propulsion qui propose un comportement agréable et une belle maniabilité. Honda n’a délibérément pas recherché une grande autonomie: avec une batterie de «seulement» 35,5 kWh, on ne dépasse pas les 200 km, même en cycle WLTP. Comme sur de nombreuses Asiatiques électriques, le chargeur interne est seulement monophasé (6,6 kW).

2Fiat 500

À côté de la variante à essence, Fiat a développé une version spécifique de sa 500 carburant à l’électricité. Toujours aussi craquante esthétiquement, cette 500 à pile est proposée en 3 portes, Cabrio ou en originale variante 3+1 portes qui facilite l’accès à l’arrière; le flanc droit accueille une petite porte arrière à ouverture antagoniste, plutôt pratique. L’intérieur est stylé et correctement fini, mais la voiture n’accueille toujours que quatre passagers et l’habitabilité arrière reste comptée, de même que le volume du coffre. Deux variantes sont proposées: 70kW/95 ch (batterie de 24 kWh, autonomie officielle de 190 km) ou 87 kW/118 ch (batterie de 42 kWh, autonomie WLTP jusqu’à 331 km). Sur borne AC, le chargeur interne triphasé de 11 kW autorise une charge complète en 2h30 (petite batterie) ou 4h15 (grosse batterie). En courant continu, la petite batterie accepte une puissance de charge de 50 kW contre 85 kW pour la plus grosse batterie. Aboutie et pleine de charme, cette Fiat électrique est aussi plus abordable que ses rivales, les Honda-e et Mini Cooper SE.

3Opel Corsa e

La Corsa partage sa base technique avec la Peugeot 208. Une plateforme développée dès le départ pour recevoir une motorisation électrique. La batterie est donc habilement intégrée, sans nuire au volume du coffre, qui s’affiche à 309 litres. Au volant, on a sous les yeux un tableau de bord très classique où dominent les teintes sombres. Et les places arrière sont peu spacieuses et ne brillent pas par leur accessibilité... Mais le grand atout de la Corsa électrique réside dans sa motorisation et sa technologie. Avec une batterie pleine (50 kWh), on peut parcourir officiellement jusqu’à 330 km, ce qui est un beau résultat pour une voiture de ce prix. De plus, le transformateur interne triphasé permet de recharger sur une Wallbox de 11 kW. Et en courant continu, la Corsa-e peut être rechargée jusqu’à 100 kW. À nouveau, c’est excellent et rare pour un véhicule de ce segment. Les performances méritent elles aussi le détour grâce à un moteur de 136 ch qui anime avec dynamisme cette citadine électrique accusant tout de même 1,5 tonne à vide sur la balance.

4Opel Mokka e

Le Mokka-e reprend le châssis et le propulseur électrique des DS3 Crossback E-Tense et Peugeot e-2008. Le moteur développe 136 ch et 260 Nm. Du moins quand le mode «Sport» est sélectionné... Car en mode «Normal», le moteur ne délivre que 109 ch et 220 Nm. Ce qui assure déjà des performances décentes. La batterie de 50 kWh offre une autonomie officielle WLTP de 324 km. Comptez plutôt 250 en pratique en hiver et un peu plus par temps clément. Comme ldans les Mokka thermiques, les places arrière sont suffisamment spacieuses, mais plutôt sombres. Et le volume de coffre perd ici 40 litres à cause de la batterie. Celle-ci leste aussi le véhicule de 300 kilos, mais ce SUV reste plaisant en courbe et affiche un bon compromis tenue de route/confort. Le chargeur interne triphasé de 11 kW permet de recharger la voiture en 5 heures sur une borne AC. Sur les bornes rapides à courant continu, la puissance de charge maxi s’élève à 100 kW et 30 minutes suffisent alors pour recharger la batterie à 80%. Bref, un petit SUV citadin 100% électrique très convaincant.

5Renault Zoé

La Zoé fait figure d’ancienne parmi les voitures électriques, puisque ses origines remontent à 2012. Au cours des années, Renault l’a cependant régulièrement fait évoluer, ce qui lui a permis de rester toujours dans le coup. Sa plus récente mise à jour – la marque au losange parle même de nouvelle génération, ce qui apparaît un tantinet exagéré – lui a apporté une batterie de 55 kWh (dont 52 kWh utilisables). Une pile qui lui confère une autonomie qui, selon la version retenue, varie entre 360 et 395 km. Vraiment appréciable... Deux moteurs sont disponibles sous le capot de cette 5 portes: le R110 de 109 ch et le nouveau R135, qui délivre 135 ch, comme son nom l’indique. Les deux variantes ont droit à un puissant chargeur triphasé de 22 kW, ce qui est exceptionnel dans le segment et réduit considérablement le temps de recharge. Renault n’offre par contre plus la possibilité de louer les batteries au lieu de les acheter, ce qui était certes onéreux mais permettait de disposer de batteries garanties à vie.

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