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Autrefois segment essentiel du marché, la berline classique, qu’elle soit à 4 ou à 5 portes ou même au profil de faux coupé, a subi au fil du temps les coups de butoir des nouvelles catégories. Cela a commencé par les breaks, s’est poursuivi avec les monospaces avant que les SUV ne renversent tout sur leur passage. Pourtant, le segment résiste et fait preuve de dynamisme, avec quelques nouveautés intéressantes, à commencer cette année par le renouvellement d’une icône, la Mercedes Classe C, qui pose de nouveaux jalons en matière de technologie. Mais si le segment résiste, c’est aussi parce qu’il est prisé par le marché de la voiture de société, tellement développé en Belgique. C’est aussi pour cette raison que les 3 constructeurs allemands premiums, Audi, BMW et Mercedes, y restent tellement présents, au point d’éclipser ce qui se passe ailleurs. Alfa résiste néanmoins avec une Giulia aussi belle que talentueuse, et Peugeot confirme sa montée en gamme avec sa belle 508. Plongée donc dans un univers plus dynamique qu’il n’y paraît.

Les nominés

1Alfa Romeo Giulia

Les lignes de cette voiture de 4,64 m sont un exemple d’élégance et, pour une fois, cela ne se paye pas en termes d’habitabilité ou d’aspects pratiques. La remise à niveau de 2020 a fait taire les critiques concernant la qualité perçue et a apporté une connectivité remise à niveau. Le châssis fait preuve d’un équilibre dynamique remarquable tout en se montrant généreux sur le plan du plaisir de conduire. Les moteurs y contribuent largement, le fin du fin étant la Quadrifoglio dont le V6 suralimenté dispense 510 ch, voire la fabuleuse GTA(m) de 540 ch, apparue en début d’année. La gamme «raisonnable» (uniquement disponible avec la boîte automatique à 8 rapports) se cantonne à un 2.2 Diesel de 160, 190 ou 210 ch, cette dernière étant d’office couplée à la transmission intégrale, et à un 2.0 à essence de 200 ou 280 ch, ce dernier disponible tant en propulsion qu’en 4x4. En revanche, toujours aucune trace d’une version hybride ou d’un break. Et ça, sur le marché fleet, c’est un handicap certain!

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2BMW Série 3

La Série 3 est l’une des leaders du marché fleet. Raison pour laquelle elle se vend très bien chez nous. La septième génération capitalise sur l’héritage de sa devancière. Mais alors que cette dernière adoptait une personnalité plus discrète et axée sur le confort, la Série 3 refait du plaisir de conduire une priorité. Avec sa caisse plus rigide, ses voies plus larges, son poids moins élevé et l’adoption de nouveaux amortisseurs, BMW propose un comportement routier de premier plan, sans pour autant sacrifier le confort. La palette des motorisations comprend des 4- et 6-cylindres dont les puissances vont de 122 ch pour la 316d à 374 ch pour la M340i, laquelle se situe juste sous la M3, qui développe 480 ch, voire 510 en version Competition. L’avantage de la gamme Série 3 réside dans sa diversification, avec une palette de motorisations très large, y compris des hybrides rechargeables fiscalement intéressantes (pour certains), toutes ou presque étant disponibles tant en berline qu’en break Touring.

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3Mercedes Classe C

Figure du marché fleet, la Mercedes Classe C est incontournable depuis des décennies. En 2021, on a vu apparaître une nouvelle génération, dont les évolutions profondes se cachent sous une ligne qui ne se différencie que peu de celle de la précédente. Mais si les changements extérieurs apparaissent mineurs, il en va tout autrement à l’intérieur, avec un tableau de bord inspiré de celui de la Classe S et qui fait la part belle aux écrans et aux fonctionnalités aussi étendues que (parfois) complexes. Mais la qualité et le raffinement sont au rendez-vous. À noter que la nouvelle Classe C, au demeurant toujours aussi agréable à conduire et confortable, est proposée dès son lancement tant en berline qu’en break. Pour l’heure, la gamme ne comporte que des essence et Diesel classiques micro-hybridés, mais les versions hybrides rechargeables à essence (dont la batterie n’empiètera plus sur le volume de coffre) arrivent d’ici la fin de l’année. Pour l’hybride Diesel, il faudra attendre 2022, tout comme pour la C63 AMG qui, ô surprise, s’en remettra à un 4-cylindres hybride!

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4Peugeot 508

La 508 se présente sous la forme d’une 5 portes aux airs de coupé caractérisée par des glaces sans encadrement et une ligne de toit fuyante. Celle-ci est d’ailleurs responsable d’une garde au toit un peu juste à l’arrière, du moins dans le cas de la berline, le break SW étant mieux loti. À l’intérieur, on retrouve l’i-Cockpit avec son petit volant: c’est original, mais ergonomiquement discutable... Le conducteur a droit à un environnement 100% digital, auquel il faut hélas recourir pour le chauffage et la climatisation. La tenue de route fait honneur à la réputation de Peugeot: le train avant est incisif et l’équilibre se montre très sain, avec un comportement dynamique et un filtrage efficace. L’offre de motorisations thermiques, d’office avec boîte automatique, s’est récemment simplifiée et ne compte désormais plus que le 1.2 Puretech de 130 ch en essence et le 1.5 BlueHDi de 130 ch en Diesel. La gamme hybride s’est étoffée: la version rechargeable Hybrid 225 s’est récemment vu adjoindre une PSE (Peugeot Sport Enginereed) de 360 ch à transmission intégrale!

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5Skoda Octavia

Très proche de la Golf sur le plan technique, l’Octavia est toutefois plus longue de près de 50 cm (un peu moins de 4,70 m), ce qui lui permet de proposer une habitabilité généreuse et un coffre énorme. L’habitacle comporte, comme de coutume, quelques astuces très pratiques au quotidien. Cette génération a beaucoup progressé et cela se traduit par un environnement 100% numérique. Mais attention dès lors à l’addition, car l’époque où l’Octavia était une familiale «budget» est révolue! La palette des motorisations s’est récemment enrichie avec l’apparition du petit 1.0 TSI en essence (110 ch) qui vient compléter le 1.5 TSI de 150 ch et le 2.0 TDI de 116 ch ou 150 ch, ainsi que de l’hybride rechargeable iV de 204 ch. Les versions RS (berline et break) sont disponibles avec 3 moteurs: 2.0 TSI de 245 ch, 2.0 TDI de 200 ch et enfin l’hybride rechargeable iV de 245 ch de puissance combinée (25 g/km de CO2 dans son cas, soit une bonne déductibilité fiscale à la clé.) À noter que l’Octavia propose une version au gaz naturel CNG assez rare sur le marché.

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