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Citadines

Il y a peu, on distinguait par le vocable de «citadines» (segment A) les modèles essentiellement destinés à la ville, où leur compacité et leur maniabilité devaient faire des miracles. Il s’agissait aussi souvent de modèles à budget serré, entendez sans grande notion de confort ou d’équipements luxueux. D’un gabarit inférieur à 3,75 m, elles avaient leurs adeptes, attirés par leurs aspects pratiques. Pourtant, les constructeurs ont tendance à délaisser ce segment qu’ils jugent peu rémunérateur, car les marges y sont faibles et les prix souvent bas. Dès lors, on a vu apparaître des modèles à peine plus encombrants (3,75 m à 4,10 m) dotés de qualités routières les rendant aptes aux plus longs parcours interurbains, voire autoroutiers, et pas beaucoup plus chères. C’est le segment B, très couru en termes d’offre, mais aussi de volumes de vente. C’est le royaume des budgets jeunes, voire des petites familles ou des retraités qui ont besoin de sécurité et de confort dans un gabarit réduit qui convient à un usage quotidien. Notre jury interne a élu 5 prétendantes assez traditionnelles…

Les nominés

1Ford Fiesta

La Fiesta, grâce à un châssis aux qualités unanimement reconnues, est depuis longtemps le choix de celles et ceux qui aiment conduire, et la génération actuelle ne déroge évidemment pas à la règle. Le châssis de cette citadine réalise en effet un remarquable équilibre entre confort et dynamisme, y compris dans le cas de l’Active, plus haute sur pattes, façon crossover. Extérieurement, l’actuelle Fiesta est peut-être un peu trop proche de sa devancière, avec un look typé monospace qui détonne un peu en 2020, mais à l’intérieur, c’est une voiture bien de son temps, notamment grâce au convivial système d’infodivertissement SYNC. En matière d’habitabilité arrière et de volume de coffre, la Fiesta se situe dans la moyenne du segment B et l’habitacle pèche, ici et là, par des plastiques bon marché et sensibles aux rayures. Plus de Diesel sous le capot, mais la gamme à essence est étendue et comprend des moteurs de 75 à 155 ch, avec éventuellement une micro-hybridation. La pétillante ST de 200 ch fera le bonheur des sportifs, fait assez rare dans la catégorie.

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2Hyundai i20

Fin 2020, Hyundai a lancé la dernière génération de sa compacte i20. Le style de cette 5 portes est soigné et, à bord, l’habitabilité demeure considérable pour ce segment, de même que le coffre (sauf dans le cas des versions micro-hybrides 48V). Cette citadine moderne a droit à un écran central tactile, mais certains plastiques déçoivent pour le prix. L’équipement, y compris de sécurité, est bien fourni. En revanche, la politique d’équipement est contraignante et ne laisse pas place à la personnalisation. En action, cette petite Coréenne (produite en Turquie) présente un très bon compromis confort/tenue de route. Sous le capot, pas de Diesel, que de l’essence. Le 1.2i de base délivre 84 ch. On lui préfère le 3-cylindres 1.0 turbo, fort de 100 ou 120 ch. Très élastique, ce moteur peut disposer d’une micro-hybridation. Mais la grosse batterie de 48 V réduit fortement le volume du coffre (de 352 à 262 l !). Pour les sportifs, il y a la «N» à moteur 1.6 turbo de 204 ch à boîte manuelle. Une petite teigne bien sympa!

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3Peugeot 208

La 208, lancée à l’automne 2019, a su séduire la rédaction. Elle peut compter sur un style réussi, souligné par un éclairage à diodes qui lui confère une vraie personnalité. Un habitacle attirant complète le tableau: on y retrouve l’i-Cockpit cher à Peugeot, avec son petit volant et son instrumentation surélevée. On aime ou... pas. L’espace à l’arrière n’est pas très généreux pour une voiture de 4,05 m et les portes de petite taille ne facilitent pas l’accès à bord. Mais le comportement routier de la petite Française mérite en revanche son lot d’éloges: le petit volant commande un train avant précis, tandis que l’amortissement assure un excellent maintien de caisse en virage et que le confort se révèle de très haut niveau. À côté du Diesel de 100 ch, la gamme «thermique» s’articule autour du 3-cylindres 1.2 Puretech (75, 100 ou 130 ch), à la fois dynamique et sobre. On l’associera de préférence à la boîte automatique EAT8, la commande des boîtes manuelles 5 et 6 vitesses n’étant pas irréprochable. La 208 existe aussi en version 100% électrique.

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4Dacia Sandero

Lancée courant 2021, la Sandero de 3e génération reste fidèle à sa vocation de voiture «budget». Pour le prix d’une mini-citadine, elle offre presque l’habitabilité et le coffre d’une compacte! Le tout en affichant désormais une apparence plus moderne que par le passé. À bord, le plastique règne toujours en maître, mais sa qualité a progressé. Le client peut aussi s’offrir quelques gâteries, comme l’accès/démarrage sans clé, l’allumage automatique des phares, la clim’ automatique ou la caméra de recul. La sécurité a aussi évolué, avec la présence de série de 6 airbags et d’un freinage automatique d’urgence. Mais pas d’aide au maintien de voie. Emprunté à la dernière Clio en date, le châssis assure une tenue de route efficace, mais le confort de la Stepway rehaussée se montre plus ferme. Sous le capot, plus de Diesel, mais deux blocs à essence: le 1.0 de 65 ch est poussif, mais sa déclinaison turbo (91 ch, voire 101 en version LPG) à boîte 6 vitesses est souple, vivante et jamais vibrante. Une boîte automatique CVT est proposée.

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5Toyota Yaris

La Yaris de 4e génération n’existe plus qu’en 5 portes, à l’exception de la GR dont le 3-cylindres 1.6 aligne 261 ch. Mais il s’agit d’une 4x4, destinée à obtenir l’homologation de la petite Toyota en WRC, qui n’a plus grand-chose à voir avec les Yaris «normales». La palette des motorisations comprend un 1.0 de 72 ch, un 1.5 de 125 ch et un 1.5 hybride, dont le moteur à essence est associé à un moteur électrique. L’ensemble fournit 116 ch et permet à la Japonaise de parcourir de courtes distances à l’électricité, ce qui est utile et agréable en ville. Le châssis brille par un excellent confort, associé à un comportement vivant et incisif qu’on ne connaissait pas avec les Yaris précédentes. Par rapport à l’ancien modèle, le conducteur est mieux assis, mais il regrettera un tableau de bord trop sombre. À l’arrière, l’habitabilité est suffisante pour des adultes, mais la ligne de toit fuyante et les épais montants C ne plairont pas aux claustrophobes. Depuis peu, la Yaris est aussi disponible en version Cross, légèrement surélevée, façon SUV urbain.

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